Un changement d'emploi, une période à temps partiel, une arrivée tardive en Suisse : autant de situations qui créent des lacunes de prévoyance professionnelle, rachetables et déductibles fiscalement.
Votre caisse de pension calcule chaque année l'avoir de vieillesse théorique que vous devriez avoir accumulé selon votre salaire et votre parcours professionnel. Si votre avoir réel est inférieur à ce montant théorique, souvent le cas après un temps partiel, une pause professionnelle, ou une arrivée tardive dans le système suisse, une lacune de cotisation existe, indiquée chaque année sur votre certificat de prévoyance.
Point de vigilance fiscal : si vous effectuez un retrait en capital de votre 2e pilier (par exemple pour un achat immobilier) après avoir fait un rachat, un délai de blocage de plusieurs années s'applique généralement avant de pouvoir retirer les montants rachetés, sous peine de remise en cause de la déduction fiscale obtenue.
Les deux leviers sont déductibles, mais leur logique diffère : le rachat LPP est généralement plus impactant fiscalement pour les revenus élevés (car sans plafond légal fixe, contrairement au 3a), tandis que le 3e pilier offre plus de flexibilité et un accès plus simple au capital selon les circonstances. Une analyse combinée des deux permet d'optimiser la déduction totale sur plusieurs années plutôt que de tout concentrer sur un seul levier une même année.
Nous analysons votre certificat de prévoyance et votre situation fiscale globale pour déterminer si un rachat LPP, un versement 3e pilier, ou une combinaison des deux est le plus avantageux pour vous cette année.
Oui, le rachat n'est pas limité à un versement unique, vous pouvez étaler les rachats sur plusieurs années fiscales selon votre capacité et votre stratégie d'optimisation.
Cela dépend de votre revenu et de votre situation : pour les hauts revenus ayant déjà maximisé leur 3a, le rachat LPP offre souvent un potentiel de déduction plus élevé, sans plafond légal fixe comparable au 3a.
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